Systèmes éducatifs et équité sociale selon PISA2000
Relation entre les Performances des élèves et leur statut socio-économique et culturel
(source utilisée: Rapport PISA2000 (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves)

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Le faible écart en Finlande (*) entre les performances des élèves «socialement défavorisés» (sur l'échelle de -2.5 à 0 en écart-type par rapport à la moyenne) et les élèves «socialement favorisés» (sur l'échelle de 0 à +2.5 en écart-type par rapport à la moyenne) témoigne d'un système éducatif socialement plus équitable ;
pour l'Allemagne c'est le contraire; la France et les USA se trouvent dans une position intermédiaire.
Les écarts constatés démontrent aussi que dans l'absolu l'égalité des chances n'existe pas, mais qu'un système éducatif peut s'en rapprocher ou s'en éloigner plus ou moins.
Ce graphique est extrait du diaporama d'Andreas SCHLEICHER , expert international PISA-OCDE et conférencier lors du congrès GGG à Cologne (mai 2002) . Cette présentation rend accessible à un large public les travaux «PISA2000» consignés dans un document plutôt aride de 342 pages
Source des informations à la base de ce graphique: les tableaux chiffrés concernant les performances des élèves
à l'écrit annexés au rapport PISA 2000 (chapitre 6) . (Pour en savoir plus cliquez ici)
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Déclaration
de Jukka SARJALA (Co-fondateurs de l’actuel système d’éducation finlandais
et
actuellement Président de la plus haute autorité éducative de
Finlande) :
« Nous avons une école pour tous les enfants , car nous avons besoin de chacun dans notre société.
Nous ne pouvons pas nous permettre d’écarter ne serait-ce qu’un seul de nos élèves.
Chez
nous aucun enseignant, aucune école n’a le droit de se débarrasser d’un
enfant ou d’un adolescent au motif de sa non-conformité pour telle ou telle
forme d’enseignement scolaire.
Cette position de principe conforte à la fois les élèves, les parents et les enseignants dans leur conviction de participer à égalité de droits au processus éducatif, et d’en assumer leur part de responsabilité..»
(*) Nota: Pas de sélection (ni officielle, ni rampante) en Finlande durant la scolarité obligatoire ; celle-ci s'effectue dans l' «ÉCOLE FONDAMENTALE» et se termine à l'âge de 16 ans depuis plusieurs dizaines d'années . Le système actuel date de 1970, il a été progressivement appliqué et amélioré en partant du nord du pays vers le sud:
Pas
de note chiffrée avant la 7ème année de la scolarité obligatoire (mais des
appréciations).
Pas de redoublement (sauf demande insistante des parents)
Pédagogie individualisée, valorisation de l'hétérogénéité,
Une instance indépendante, spécifique à la Finlande (ex-"neuvola": conseil et médiation) facilite les rapports parents/élèves/école/société.
Consensus national sur le système éducatif public.
L'école privée ne fait pas recette : environ 1% (un pour cent) des élèves en scolarité obligatoire.
H.Ch. Fédération ECE (www. changeonslecole.org)
PS En ce qui concerne les données factuelles de l'OCDE , notons que cette organisation peut se payer les meilleurs et les plus compétents statisticiens du monde sans distinction d'appartenance. C'est l'interprétation des faits qui peut poser problème .
En 2002: Presque tous les enseignants en Suisse, au Royaume uni, dans les pays nordiques, en Allemagne, au Canada , en Belgique et même aux USA connaissaient les données essentielles du rapport PISA2000 . Combien en France à cette époque?.
Important : Le rapport PISA 2003 n'est plus "snobé" en France, mais l'équivalent du chapitre 6 (du rapport PISA2000) qui nous intéresse ici est "édulcoré" (pourquoi?; sous la pression de pays qui prétendent réaliser le mythe de l'égalité des chances ??)