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COLLOQUE 2001

FONDATION POUR LE PROGRÈS EN ÉDUCATION

Fondation pour le Progrès en Éducation
Académie des Sciences morales et politiques
23, quai Conti
75006 Paris

téléphone : 01 44 41 43 26 ; télécopie : 01 44 41 43 27

 

 


Actes du colloque
"Quelques remèdes à l’indiscipline ambiante à l’école"
(3 octobre 2001  à Bordeaux)

Les textes des interventions peuvent être obtenus sur simple demande par courrier ordinaire ou par courrier électronique.

 

 


Le colloque du 3 octobre à Bordeaux sur

«  L’indiscipline ambiante à l’école »

 Organisé par la Fondation pour le Progrès en Education, organisme indépendant créé en l997 et placé sous l’égide de l’Académie des Sciences Morales et Politiques . La Fondation a un triple but :  réunir une documentation, organiser des journées d’études, octroyer des aides financières. Le rôle que la Fondation s’est donné est de confronter et populariser des idées et des expériences susceptibles de concourir à un progrès dans le domaine éducatif. C’est pourquoi on souhaite que l’accent soit mis sur ce qui est positif.

Sagissant du problème général de la violence à l’école, les faits sont connus et focalisent de plus en plus l’attention du public. Ils n’avaient donc pas à êtr Le colloque en outre avait choisi de restreindre le sujet aux phénomènes moins graves, mais perturbants pour les classe et inquiétants pour les individus, de l’inconduite au quotidien.

L’indiscipline est un comportement montrant la méconnaissance ou le mépris des règles en vigueur dans un lieu donné. Elle ne s’accompagne pas toujours d’actes agressifs mais témoigne au moins d’un individualisme asocial. Cette « micro violence » s’exerce surtout hors des cours, mais les enquêtes révèlent qu’elle se produit actuellement pour un tiers dans les classes.

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Afin de rendre clair pour les participants le type de comportements dont il allait être question, je me suis servie dans ma présentation, de deux livres : « Classes difficiles » de J.F Blin, IUFM de Toulouse (2001) dont l’auteur m’avait autorisée à reproduire une page et « Pourvu qu’ils m’écoutent » IUFM de Créteil (1997) dont j’ai lu quelques expériences de jeunes enseignants.

Pour l’objet du colloque ainsi défini, les « remèdes » comme les causes sont nombreux. Trois avaient été retenus, pour cette journée, chacun étant décliné en divers aspects. Seuls ont été traités ceux de ces aspects qui étaient couverts par les intervenants ; les autres ont fait l’objet de quelques débats entre nous, et le feront surtout à d’autres occasions, en d’autres lieux. C’est dans cet esprit d’interactivité que le terme de  « Table Ronde » a été employé.

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 Ce qui suit est un aperçu, par anticipation, des propositions faites au cours de cette journée, dont les Actes, à paraître prochainement, fourniront l’essentiel.

 

1ère Table Ronde : « la détente corporelle ». Les deux exposés ont porté sur les diverses techniques de détente physique et mentale. Il est vrai de dire que l’Education Nationale a une tradition de mépris du corps, fort atténuée certes par rapport au passé, mais qui existe encore. On se soucie beaucoup de la préparation intellectuelle des futurs communicateurs, mais trop peu, nous a t-on dit, de leur préparation physique : la voix, la maîtrise de soi, le calme... Et pas du tout de l’état de réceptivité (ou le contraire) de ceux à qui ils dispensent leur manne. Les deux intervenants ont eu là dessus des considérations qu’il  faudra absolument tenter de faire prendre en compte, comme base indispensable des améliorations à développer dans l’avenir.

 

La 2ème Table Ronde, « L’acte ou la parole » visait évidemment à faire préférer la parole. Elle a été illustrée par trois communications montrant trois sortes d’avantages : faire participer tous de manière ordonnée à certaines décisions ; l’aménagement, parfois, de plages de réflexion silencieuse calmant et amenant au jour, à propos de situations délicates, des ressources profondes et inattendues ( la parole intérieure) ; enfin le théâtre à l’école, comme il est couramment pratiqué dans certains pays étrangers et les bénéfices ainsi obtenus.  

Calmer les conflits, éviter les brimades, aider les enseignants en butte aux difficultés évoquées plus haut : la troisième Table Ronde a montré que ce n’était pas seulement l’affaire des adultes. « Génération Médiateurs » forme des volontaires à connaître les mécanismes des conflits, y compris en soi, et pour certains à s’offrir comme médiateurs, pour essayer de les désamorcer entre leurs pairs. D’un autre côté, le « Théâtre interactif » obtient, par la technique d’Augusto Boal (Théâtre de l’Opprimé ),  la participation des jeunes spectateurs pour trouver des solutions aux situations d’abus de pouvoir.

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 La journée a été marquée par la très grande attention du public, les échanges ayant continué même après la fin. La conclusion que nous en avons tous tiré a été : c’est un type de rencontre utile. Les raisons sont diverses : l’importance (hélas) de la question étudiée ; le mélange enseignants-public général qui a été apprécié ; enfin le manque d’occasions de discussion, nous a t-on dit. (Ce serait vrai aussi des autres grands problèmes du moment)

Donc il y aura surement un suivi, dont il est trop tôt pour savoir quelle forme il prendra.

 S.Marandon

Présidente de la Fondation

 

CONCLUSION DU COLLOQUE  

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          Le colloque d’octobre  2001 a choisi de présenter des idées et expériences relevant de trois thèmes principaux : faire du corps et du lieu des alliés;  de l’expression un plaisir,  un exutoire, une pacification; de l’écoute et du silence une approche de la paix.. Ils auraient pu être traités  avec d’autres  exemples. Et  il existe d’autres «bonnes pratiques», qu’il y aurait toute raison de relever aussi. Les moyens restent les mêmes: collecter, discuter, diffuser.

              Tout ceci représente une panoplie qui ressortit surtout à la bonne volonté et l’ingéniosité des enseignants et formateurs.

          Cependant, elles trouvent leurs limites, puisqu’il est de plus en plus difficile d’enseigner.  Il ne nous appartient pas de discuter des autres niveaux que celui de la classe, auquel  notre colloque se référait, et donc des structures où elle s’insère. Il est pourtant permis de penser qu’on pourrait rendre les conditions moins rebutantes pour ce passage obligé qu’est la période scolaire.

         La Fondation envisage, dans l’indépendance, de continuer un travail qu’elle croit utile. Les programmes des réunions qui suivront, mélangeant comme les précédentes professionnels et public, devront, pensons-nous, élargir et compléter la quête des expériences positives - et participer modestement aux efforts de progrès

   

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