Contribution au colloque
par Philippe CORMIER
Je découvre aujourd'hui votre initiative. Pas le temps de produire un texte élaboré et argumenté. Donc juste quelques propositions en vrac : maintenir le collège unique (privé, public ou mixte) pour tous afin de permettre la circulation facile des élèves entre des cursus différents et différenciés. Passerelles, changements de cap sans difficultés administratives (inscriptions etc)
. Multiplier les ateliers prépro et pro comme en SEGPA (aider à finaliser / investir les apprentissages fondamentaux-instrumentaux chez les élèves les plus faibles).
Autonomie de l'établissement et du projet d'établissement. Faire confiance aux acteurs ; abandonner l'idée que c'est l'Etat sauveur qui garantit tout (il doit seulement dire et garantir le droit). Recrutement des enseignants sur profils de postes. Supprimer les programmes. Abandonner l'idée qu'il faut tous apprendre les mêmes choses au même âge. conserver seulement le programme du BEPC pour finaliser les parcours scolaires .
Supprimer les classes. Travailler avec des groupes d'élèves sur des objectifs communs en ref à des projets / parcours / objectifs individualisés.
Pas d'entrée en seconde sans bilan ni projet individuel.
Travail en petites équipes des enseignants. Présence des ens dans le collège : 24h. 18h de travail avec groupes d'élèves sur projet. Des bureaux pour les profs. Au moins un par discipline. Pouvoir recevoir les élèves individuellement ou par très petits groupes.
Un parloir pour recevoir dignement les familles (entretiens).
Collège ouvert jusqu'à 19h avec étude surveillée et aide. Même les bases ou objectifs généraux doivent pouvoir se faire par parcours différenciés sur 4 à 6 ans (entre 10 et 17 ans) avec des contenus variés.
Constitution de groupes de 12 à 24 élèves selon niveau et projet commun, sur l'année ou plus. On peut faire travailler ensemble des élèves d'âges assez différents.
Former les enseignants en alternance pour qu'ils deviennent des professionnels de l'enseignement, càd apprennent à travailler à partir des élèves d'abord et non à partir des savoirs d'abord.
Je ne suis pas loin de penser qu'il faudrait que les CLG reviennent aux départements ou aux régions + communes (y compris les personnels), que l'on "débureaucratise" l'ed nat., que la dir centrale (ministère) cesse de penser à la place des acteurs (cf la littérature du B.O.). Que l'Etat se contente de légiférer (garantir l'accès à l'école jusqu'à 16-18 ans) et de contrôler (inspection comme pour le Travail).
Philippe CORMIER
responsable du Centre de Formation
pour l'adaptation et l'intégration scolaires à l'IUFM des Pays
de la Loire (Nantes).